Vacances et vie de famille

 

Comme cyclotouristes, il est encore plus aventureux de prendre le train en Italie que de faire un saut à l’élastique pour un unijambiste ! Pas de rampes dans les gares (notre train étant évidemment toujours en voie 2 ou plus), les wagons “vélo” avec des marches dignes des pyramides Mayas et, pour arranger le tout, des barres verticales nous empêchant de charger les vélos avec les sacoches. Le niveau de stress redescend enfin lorsque l’on pose le pied sur le quai à Riomaggiore, le dernier village des splendides Cinque Terre. Avant la farniente, il nous faut encore pousser notre barda tout en haut du bled, sous les regards ahuris des touristes et des locaux (du vélo dans les Cinque Terre, ils ne seraient pas un peu fous ?!?). Au programme des 7 prochains jours : visite des différents villages, repos et cuisine maison (eh oui, on a même un petit appartement puisque la hauteur de la chambre réservée sur internet ne devait pas dépasser 1.8m) . Après 3 jours déjà, nos guibolles nous démangent et nous enfourchons nos montures pour un aller-retour à Porto Venere, sur le conseil de Sebastiano (c’est vrai que pour faire les Cinque Terre à vélo, il faut être un peu fou !).

Prochain objectif : Livorno – Terrazza Mascagni – 23 mai – 10h, pour rejoindre Sebastiano et sa famille. Sur la route, au Seniorcamping de Viareggio (peuplé de retraités néerlandais et infesté de moustiques) on sympathise autour d’un café avec un couple St-Gallo-néerlandais et leurs enfants cyclistes Otto et Sophie. Leur enthousiasme pour notre projet, comme les gestes ou cris d’encouragement sur la route et l’énergie positive que l’on emmagasine à chacune de nos rencontres fortifie notre sentiment que nous avons fait le bon choix en décidant de voyager à vélo.

Après 13 ans, c’est avec la chair de poule et le sourire jusqu’aux oreilles que Gilles peut enfin serrer son pote Sebastiano dans ses bras, et Anaïs mettre un visage sur ce nom si souvent mentionné depuis le début de notre projet. Lui, sa femme Monica et ses enfants Raffaelle et Alessandra (la reine du UNO) nous font un accueil 5 étoiles qui restera longtemps incrusté dans nos cœurs et nos esprits. On est comme des coqs en pâte : balades et visites de l’entreterra et de la côte toscanes, apéros et petits plats de Monica (on a bien dû prendre 2 kilos), cours privés d’italien et plus simplement la chaleur de la vie en famille. Un grand merci à eux tous pour ce moment “home sweet home”, la mini Bialetti et la meilleure huile d’olives du monde !!!

Émus mais revitalisés, nous serpentons dans les collines toscanes afin de rejoindre Firenze en 2 étapes. Que de dénivelé, particulièrement pour atteindre le camping Panoramico de Fiesole, sur les hauts de Florence. Quelle idée quand même d’aller se planter là-haut, mais la vue en vaut la peine ! Parmi une nuée de touristes, nous visitons la magnifique Firenze. Gilles, citadin de toujours, supporte de moins en moins le stress et le brouhaha des grandes villes et se voit déjà s’installer à la campagne au retour (ça fait bien rigoler Anaïs…).

Pour la suite : Faenza (oui, on sait, personne ne connaît, mais il y a un Décathlon et on a besoin de matos – si, si, Jean-Marc !!!) – Padoue – Venise et la Slovénie.

On vous embrasse. À tantôt.