Transserbian Express

 

Après notre longue pause à Višegrad, nous passons la frontière serbe encore tous remués par nos adieux avec la famille de Vlatko. En ligne de mire, Corfou où Laurent et Barbara nous rejoignent le 20 septembre pour des vacances au soleil.

C’est après 4 mois de voyage que Anaïs trouve enfin sa position idéale sur le vélo (on sait, on sait, pas de commentaires svp !!!). Le convoi accélère soudain et nous enchaînons les étapes de 70 à 100 km pour rejoindre Skopje en moins d’une semaine. La traversée de la Serbie fut plus courte que prévu… Nous n’avons pu que survoler ce pays mais les impressions laissées par nos rencontres avec des locaux toujours amènes et bienveillants et les innombrables sourires et signes d’encouragement sont une invitation à une plus profonde découverte du pays.

Anecdotes de voyage :

– Motel Merak de Tučkovo : cela ressemble plus à un hôtel de passes qu’à un hôtel de charme… Une partie de notre nuit est bercée par les cris, les ahanements et les claquements de fesses provenant des chambres voisines.  Merci l’ambiance ! On pouffe comme des gamins.

– Gilles ne sait pas ce qu’ils ont mais la plupart des hommes rencontrés sur le chemin, veulent que l’on se marie et que l’on ait des enfants dès notre retour. Un d’eux lui donne même son adresse e-mail pour qu’il le tienne au courant de l’avancée des opérations. On hésite à adopter une nouvelle stratégie en annonçant que l’on est mariés et que l’on a laissé les enfants à la maison mais on est peu sûrs des réactions…

– Le compteur de statistiques s’affole le 26 août :  on franchit la barre des 4’000 km, on subit notre première crevaison et cela fait exactement 4 mois que l’on voyage (2 mois de pédalage et 2 mois de pauses, avec en moyenne 65 km parcourus par jour roulé).

– Nous recevons une mission sacrée lors d’une pause dans une station-service : Mirko et Saša, apprenant que nous allons en Grèce, nous donnent 2 euros à présenter comme offrande au monastère de la Transfiguration des Météores, ainsi que la monnaie pour boire un café. Grâce à eux, nous modifions notre parcours vers Corfou par un crochet vers ce patrimoine architectural et naturel à ne pas manquer. C’est ça la magie du voyage !!!

– Autoroute E75/A1 : la seule frontière internationale entre la Serbie et la Macédoine est au milieu d’une autoroute ! Renseignements pris sur internet et auprès des locaux, nous nous y engageons, un peu soucieux, par la dernière bretelle côté serbe. Nous nous mettons d’accord sur une version commune des faits si les douaniers nous chercheraient des noises. Que nenni !!! On traverse comme des fleurs et continuons sur l’autoroute en direction de Skopje. Aux péages, on nous laisse passer sans soucis avec même des signes d’encouragement. On imagine la même situation en Suisse où, en 2 minutes, on aurait déjà radiodiffusé un message d’alerte sur la présence de ces 2 intrus. On a toujours un doute, mais après avoir dépassé une voiture de police sur la bande d’arrêt d’urgence sans aucune réaction ni sirène, on se dit que c’est officiel, les vélos sont admis sur les autoroutes macédoniennes.

En route donc, par l’autoroute, pour le nord de la Grèce !!!

A tantôt