Le Turkménistan, ça, c’est fait !

 

Ces derniers 5 jours se résument à 570km à travers le Turkménistan et l’Ouzbékistan pour rallier Bukhara où l’on est arrivés hier soir, vidés mais heureux et fiers d’avoir passé cette épreuve. Ça, c’est fait…

  • s’épuiser le 1er jour déjà, avec grand soleil et grande chaleur, vent de face et route défoncée, ça, c’est fait
  • dormir dans une pièce avec une odeur aigre et rance car le congélateur défectueux contenant des produits laitiers en train de moisir a été débarrassé pour nous faire une place, ça, c’est fait
  • maudire le dictateur local qui préfère faire construire des monuments d’or et de marbre plutôt que d’entretenir son réseau routier, ça, c’est fait
  • déguster des samossas partout où l’on peut, ça, c’est fait
  • faire des kilomètres, sans fin, dans un paysage ennuyeux au possible et avec l’impression que le vent nous est toujours défavorable, ça, c’est fait
  • manger au milieu d’une nuée de mouches et dormir dans le repère de tous les moustiques du pays, ça, c’est fait
  • déguster une des meilleures douches de notre vie, à l’ancienne, ça, c’est fait
  • descendre encore d’un niveau de confort pour les toilettes, ça, c’est fait (on s’était habitués au toilettes “turques” mais ici c’est le trou et du papier de magazines pour se torcher…)
  • halluciner en voyant des centaines de personnes désherber le bas côté des routes à la main, lustrer les barrières de sécurité et balayer le sable sur des kilomètres au milieu du désert, ça, c’est fait
  • se gratter la tête en constatant que partout les climatiseurs et les fours à samossas, entre autres, fonctionnent 24 heures sur 24, ça, c’est fait

En ce qui concerne les 2 derniers points : entre les jobs absurdes mais qui occupent la population et le fait que l’eau, le gaz et l’électricité sont gratuits, le pouvoir garde efficacement son peuple sous contrôle et peut se targuer d’être un des pires pays du monde pour la liberté d’expression (voir cet article du Courrier International pour plus d’infos…)