Aux p’tits soins

 

Il est de ces personnes avec qui les accointances sont si faciles et évidentes que l’on a à peine le temps de prendre contact pour qu’une relation se construise. Ainsi Siu et Jean-Luc, un couple vietnamo-helvétique que nous avions rencontrés à Bao Lac au nord-est du Vietnam et qui nous avait proposé de nous héberger si nous passions à Hôi An au centre du pays.

Flash-forward d’un mois et demi. Nous quittons Hué en franchissant la Rivière des Parfums, réveillons nos mollets en escaladant le Col des Nuages, discutons en cours de route avec Mattes le cyclo allemand (son blog ici) avant de rejoindre nos hôtes dans leur maison toute bleue aux abords du centre-ville.

Se sentir comme des coqs en pâte est un doux euphémisme pour décrire le traitement VIP que Siu et Jean-Luc nous ont prodigué tout au long des 5 jours que nous avons partagés avec eux. Nous avons bien repris des forces entre les petits plats de Jean-Luc (mention particulière au couscous de mouton du 31), les invitations au restaurant et la mémorable omelette ail/fromage du matin de notre départ. Quel plaisir aussi de pouvoir user et abuser du français et de ses finesses lors d’innombrables discussions à tous sujets avec ces deux bourlingueurs cinéastes qui actuellement réalisent leur troisième long-métrage de fiction au Vietnam. Et question 7ème art, il a été central lors de cette séquence de notre périple à Hôi An. Séances de DVD à la découverte du cinéma thaïlandais contemporain ou d’un Kurosawa méconnu et échanges intergénérationnels de nos coups de cœur qui donneront à chacun une longue liste de films ou de séries à se procurer et à déguster.

Siu et Jean-Luc nous ont accueillis comme les leurs, avec une générosité de cœur et une hospitalité de voyageurs qui nous a laissés presque orphelins lors de nos adieux sur les marches de leur terrasse. Merci pour ces bons moments et à la revoyure.

Nous sommes entrés au Laos hier après une journée épique (140km, 1900m de dénivelé, 10 heures sur la selle, une chaleur étouffante et un passage de frontière). Un petit jour de repos et demain nous entrons en piste, littéralement, pour découvrir ce nouveau pays hors des sentiers touristiques. On va manger de la poussière !

À tantôt