Au pays du sourire

 

Nous entrons en Thaïlande en franchissant le 4e et fraîchement inauguré “pont de l’amitié” liant les deux pays par-dessus le Mékong. Enfin, on le traverse en navette, car on nous oblige à emprunter un bus pour braver les 2 kilomètres séparant les postes-frontières. Seraient-ils si inquiets pour notre sécurité qu’ils préfèreraient ne pas nous voir sombrer corps et âmes et montures dans les flots turbulents, ou serait-ce plutôt une chicanerie pour nous soutirer quelques kips, surtout que le tarif pour embarquer un vélo dans un bus presque vide coûte le triple du billet passager… On opterait pour la deuxième solution… C’est en tout cas un tarif au kilomètre qui ferait rêver plus d’un chauffeur de tuk-tuk !!!

Nous nous sommes décidés à faire un petit détour dans le nord-est de la Thaïlande, moins touristique, par les villes de Nan, Phrae et Lampang avant de rejoindre Fabienne et François à Chiang Mai. Et comme on a suffisamment de temps, on se met gentiment en mode vacances en pédalant un peu puis en profitant de visiter ces villes tout en s’imprégnant de ce nouveau pays, de ses saveurs et de ses habitants. La Thaïlande est facile à vivre et notre séjour ici s’annonce sous les meilleurs auspices. On comprend d’ailleurs vite pourquoi tant de nos compatriotes viennent couler leur retraite ici… Après les “plages de vie” de certains de nos articles, inspirées du quotidien fribourgeois “La Liberté”, voici beaucoup de roses et quelques cactus thaïs inspirés de l’hebdomadaire “L’Illustré” (toutes nos excuses à nos lecteurs internationaux pour qui ce charabia ne peut que provoquer le haussement de vos sourcils !!!) :

Rosepour les innombrables sourires bienveillants et l’amabilité des thaïs. Et aussi pour leur soin à bien faire les choses.

Rosepour les saveurs des currys, des beignets de banane et de patate douce, des pad thaïs, des pommes de terre du marché au goût de cacahuète et à la texture fondante, du porc croustillant, … Sans oublier celle de notre nouvelle addiction : les cappuccini glacés ou frappés que l’on trouve dans les innombrables cafés.

Rosepour la qualité des routes, lisses comme une fesse de nouveau-né, même pour les plus petites d’entre-elles (les routes donc, pas les fesses !!!).

Rosepour le coût de la vie, bien moindre qu’au Laos, qui soulage notre budget de cyclistes, bien qu’on ait tendance à compenser en s’offrant plus de petits plaisirs… No comment !

Cactuspour les routes aux pentes parfois vertigineuses (jusqu’à 30% dans le parc national de Doi Khun Tan, autant dire que même en poussant c’était pénible – 6km en trois heures…). À croire que les lacets sont un concept extra-terrestre pour les ingénieurs civils d’ici…

Cactuspour le taux de mortalité sur les routes, un des plus hauts du monde, qui nous rend parfois un peu paranos. Casques et rétroviseurs obligatoires, surtout que nos réflexes sont encore peu adéquats pour la conduite à gauche.

Après une semaine de vacances bien-être et aventure avec la maman de Gilles et son compagnon de vie François (objet d’un prochain article), nous sommes bloqués à Chiang Mai probablement jusqu’à samedi mais sans aucune certitude, en attente de nos vélos éparpillés entre Triple Cats Bicycle ici à Chiang Mai, Bok Bok Bikes à Bangkok et des pièces de rechange livrées depuis l’Allemagne par Rohloff… C’est une longue histoire mais nous profitons de ces jours de repos forcé pour réserver nos vols jusqu’en septembre et notre virée au Chili et en Argentine, pour remettre de l’ordre dans nos affaires et pour boire des cappucini bien sûr !

À tantôt