Chūgoku & Shikoku

 

Enfin le retour du beau temps !!! Durant les 18 jours de pédalage entre Kyoto et Yawatahama, où nous avons pris le ferry pour l’île de Kyushu qui marque la dernière étape de notre périple japonais, une seule après-midi de précipitatons. Presque un miracle ! Mais quelle après-midi… Des trombes d’eau et un fort vent de face qui nous ont poussés à aller nous abriter dans un hôtel-onsen pour la nuit. Oh la belle excuse !!! On a même eu droit à de maintes rasades de saké offertes par notre voisin de table, rasades qui ont achevé de nous achever après cette journée épuisante. Qui dit beau temps dit aussi camping à volonté. Et au Japon ce n’est jamais un problème car on peut planter sa tente (presque) n’importe où. Entre autres, on a testé un terrain de golf, la place d’un village, le parking d’un onsen, un camping fermé, …

Cette longue épopée à travers Chūgoku et Shikoku a aussi été l’occasion de nombreuses premières :

  • première fois que Gilles roule sur un serpent vivant. On nous en avait promis 50 par jour en Thaïlande du sud mais on n’y a vu que quelques cadavres désséchés. Ici, il était bien frétillant mais Gilles ne l’a vu qu’en dernière seconde, sans moyen de l’éviter. Autant dire qu’il avait les genoux derrières les oreilles en moins de temps qu’il n’en faut à Lucky Luke pour désarmer un Dalton, et les pulsations aussi hautes que le timbre de la Castafiore !white
  • première fois qu’on peut admirer une des hautes montagnes du Japon sans que son sommet soit voilé par les nuages. Et quelle montagne ! L’impressionnant volcan Daisen, le plus haut de Chūgoku, dont les roches grises tranchent avec les montagnes couvertes de sapins des alentours. Enfin !!!white
  • première fois que l’on rencontre des cyclos gaijin (personne d’un pays extérieur ici). Et en multi-pack s’il vous plaît ! Sur la fameuse piste cyclable Shimanami-Kaido, qui relie Chūgoku à Shikoku en sautant d’île en île par des ponts imposants, on croise tout d’abord Carlos qui va vers le nord, puis Noa, une jeune backpacker israélienne avec qui l’on campe une soirée et qui est tentée de poursuivre son voyage à vélo au fil des discussions. Ce sera ensuite à quelques minutes d’intervalle Sébastien le Normand (son blog ici), puis Dirk et Christine, un couple d’Allemands avec qui l’on va partager quatre agréables jours de route vers l’est de Shikoku (leur blog ici).white
  • première fois que l’on se fait refuser l’accès à un onsen à cause de tatouages. Anaïs était nue et prête pour le grand bain quand une cliente un peu tatillonne l’a dénoncée. Cette règle vient de la méfiance à l’égard des yakuzas mais est aléatoirement appliquée. Pourtant, avec notre air béat de voyageurs au long cours, il y a peu de chance que l’on soit affilié à la mafia locale… white
  • première fois que l’on travaille un peu depuis notre départ (enfin, bande de feignants, vous direz-vous !!!). Chez Tomoya, ex-cyclo et surfeur reconverti en warmshower et dans l’agriculture biologique, on se décide à prolonger notre séjour pour pouvoir lui donner un coup de main. Le pelage des têtes d’ail et le soin aux tomates n’ont plus de secrets pour nous ! En plus de profiter des talents de cuisinier de Tomoya, cela faisait plaisir d’aider un peu après avoir tant reçu tout au long de notre voyage.

Encore quelques jours sur Kyushu et nos presque 3 mois au pays du soleil levant touchent à leur fin. Depuis là ce sera la Corée en rythme tranquille avant de passer des vacances sans vélos en Indonésie avec Jean et Maud, le frère et la sœur d’Anaïs. Youpie !!!

À tantôt