Archive for ASIE category

Incursion kazakhe

 

On quitte Karakol pour se diriger vers le Kazakhstan par la frontière de Karkara. Maxime, Michaël et Anshelm ont déjà repris la route car nous devons encore changer nos derniers soms kirghizes en tenges kazakhs et nous fournir la subsistance pour les prochains jours. On réussit à les rattraper car ils font plus de pauses que nous. Tant mieux, on passera trois excellentes journées en leur compagnie :

Un harem bien mal tenu
Comme souvent, Anaïs est la seule fille et est entourée d’un véritable harem. Et comme d’habitude, ça rote, ça pète, ça ronfle et ça met des épluchures partout ! Un peu de tenue messieurs en présence d’une demoiselle !!!

Comme au Paléo
Ambiance de festival pour notre dernière nuit au Kirghizstan. Cercle de tente, feu de bois et même un peu d’herbe récoltée en bord de route par Maxime que l’on ne pourra pas fumer pour compléter le tableau car elle n’est pas sèche. Elle finira par parfumer le feu puisque demain, c’est la frontière.

Un dernier p’tit col…

 

– Bon, alors, on se le fait ?
– Ça fait quand même un mois que l’on a pas pédalé… En plus on a fumé pendant les vacances avec mes parents !
– Ouais, mais Dave et les néo-zélandais nous ont dit que la route en valait la peine.
– Y’a tout de même un col à près de 4000m… Je sais pas si ça va aller, en plus il semblerait que les derniers kilomètres soient vraiment atroces !
– Si ça va vraiment pas, on peut toujours retourner sur nos pas…
– Allez, on se le fait !!!

Nous voilà donc dans un van, en route pour Naryn, avec tout notre barda dans le coffre. Notre objectif : rejoindre le lac Issyk-Kul par les montagnes et par le col de Tosor. Plusieurs jours perdus aux milieu de rien, donc on fait les grandes courses avant le départ (riz, pâtes, nouilles minutes, légumes, miel, fruits secs, flocons d’avoine et bien sûr quelques Snickers®).

Après une bonne nuit de sommeil dans un homestay de Naryn, on se lance dans l’aventure. Les images parlent d’elles-mêmes mais ces 5 jours en altitude nous en ont mis plein les mirettes. À chaque virage, un nouveau paysage s’offre à nous et on se retrouve tout petits au milieu de cette immensité et notre horizon s’étend toujours plus loin, et plus haut, au fur et à mesure de notre progression.

Aventures kirghizes

 

On sera au Kirghizstan. Ben en voilà une bonne idée !!! C’est déjà mieux que le Pôle Nord et pas si difficile à atteindre (en avion je précise…). Donc c’est parti, moteur les gaz, on va aller trouver nos deux baroudeurs chéris là-bas, là-bas.

Oui mais d’abord : « Ah puisque vous venez, ce qui nous fait énormément plaisir, pourriez-vous nous amener deux, trois trucs. » Pas de problème donc on se retrouve en partance pour un pays improbable avec 2 valises container (j’ai même renoncé à prendre mon sac de couchage), un kilo de Gruyère et deux bouteilles de rouge, et du bon siouplait, selon les dernières volontés de nos cycleux assoiffés, voire déshydratés. Maman Micheline prévoit en plus toute la gamme des huiles essentielles nécessaires à combattre les maux de voyage et, à tout hasard aussi, les maux de cœur en prévention des émotions soit d’arrivée ou de départ.

Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, disait la grand-mère d’Anaïs. Nous en avons fait la délectable expérience en se disant qu’il serait bien d’arrêter de fumer puisque nos deux cyclistes avaient déjà franchi l’étape en janvier. D’ailleurs, la pause nicotinique à l’aéroport d’Istanbul n’encourageait guère à perpétuer ce vice vu l’état des murs dudit fumoir. Mais comme ils avaient décidé de faire une pause fumigène durant ces vacances, nous nous sommes donc retrouvés à mégoter comme des Turcs des Camel pas chères.